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Les droits des handicapés

L’APEI a organisé, samedi 23 novembre 2013, une journée sur les droits des personnes handicapées pour répondre aux interrogations de leurs parents.

Pourquoi organiser une journée sur les droits des personnes handicapées mentales et leurs proches ?

Pierre ALIX, président de l’APEI : « C’est la sixième réunion thématique qu’on organise. On est parti d’une enquête réalisée auprès des familles pour lister les problématiques. Chaque année, un thème est retenu. Cette fois, on s’est intéressé aux droits, à la protection juridique, mais aussi à la succession du patrimoine et aux changements (revenus, allocations, statut, hébergement) lors du passage de l’enfance à l’âge adulte et de l’adulte à la personne âgée. »

Quelles sont les questions les plus récurrentes en termes de droits ?

Etienne FABERT, directeur général de l’APEI : « Les parents se demandent souvent ce qu’il adviendra de leur enfant lorsqu’ils ne seront plus là et s’ils ont la possibilité de placer de l’argent. Ils s’interrogent aussi sur les différentes allocations auxquelles leur enfant peut prétendre en fonction de son âge. On les éclaire également sur les curatelles et tutelles. »

L’APEI gère quatre foyers à Terville et Thionville dans lesquels les travailleurs handicapés sont hébergés. Avez-vous suffisamment de places pour répondre à la demande ?

Pierre Alix : « Dans nos foyers, seules les personnes travaillant en Esat (Établissement et service d’aide par le travail) sont hébergées. Nous avons plus de 120 places mais tout est complet. Le foyer de la Milliaire a ouvert en 2011. Ce type de structure leur permet d’être autonomes tout en étant encadrés et accompagnés. La volonté de l’APEI est de tout mettre en œuvre pour insérer les personnes dans la cité. Nous avons des personnes qui ont été embauchées par la Ville de Thionville par exemple. »

En 2014, un Esat ouvrira à Florange. Est-ce une structure complémentaire ?

Pierre Alix : « Malheureusement non. Elle remplacera une structure thionvilloise et une tervilloise. À Terville, on continuera à assurer un accueil de jour. À Thionville, on installera le siège de l’association. »