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L’Institut médico-éducatif en plein renouveau

L’école spécialisée Les Primevères célèbre elle aussi le printemps. Après un an et demi de travaux, l’établissement accueillant 80 enfants et adolescents, dont vingt-quatre autistes, fait peau neuve.

Les Primevères. À Knutange, l’école spécialisée n’a jamais aussi bien porté le nom de ces fleurs annonciatrices du printemps. Elle aussi entre dans une phase de renouveau après un an et demie de travaux. Le bâtiment, accueillant 80 enfants développant un retard psychomoteur, des troubles du développement, une forme de trisomie ou d’autisme, a été entièrement repensé pour eux. Car « le double enjeu est de mieux les connaître pour mieux les comprendre et leur donner tous les moyens pour s’insérer dans la société », a rappelé Pierre Alix face aux parents, membres du personnel et élus venus en nombre visiter les lieux. L’APEI (Association de parents et amis d’enfants inadaptés) de Thionville Est et Ouest qu’il préside, gère, en effet vingt-trois établissements « permettant d’accompagner le handicap mental tout au long de la vie ».

L’institut médico-éducatif (IME) de Knutange prend en charge les plus jeunes, âgés de 5 à 20 ans. « Nous intervenons au niveau de l’éducation pour faciliter ce qu’on appelle le vivre ensemble. Des professeurs de l’Éducation nationale s’occupent de la partie “enseignement”. Enfin, il y a les soins, d’ordre médical mais aussi la rééducation », détaille Bruno Doyon, son directeur. Qui a profité de l’événement pour rendre hommage aux professionnels œuvrant à ses côtés. « Malgré le bruit et la poussière, vous avez réussi à maintenir le calme. »

De petites salles à manger plutôt qu’un grand réfectoire, des pièces réservées à la pratique de l’informatique, différentes classes aux couleurs acidulées : comme les enfants et adolescents, les encadrants aussi profitent désormais d’un environnement lumineux et confortable à chaque étage. « Pour les enfants autistes notamment, l’idée était de favoriser un climat sécurisant, sans bouleverser leurs repères. Une sorte de cocon », précise Pierre Alix.

Au détour des couloirs, les visiteurs ont eu l’air d’apprécier le changement, familles et psychologues s’arrêtant pour discuter. Soudain, une main se glisse dans la vôtre. Matéo vous invite à son bureau pour regarder l’écran sur lequel des fleurs et des bonbons apparaissent quand il gagne à la chasse au trésor. « C’est un jeu qui lui permet de se structurer dans l’espace », indique Virginie Rodrigues, sa monitrice-éducatrice. Aucun mot ne sera échangé avec le jeune garçon. Juste un beau sourire.